Chroniques vingt-et-unièmes — Un pari — 29 décembre 2025
Un pari Réveillon de Noël à trois entre Élise, Jean-Bernard et le père de celui-ci, Didier. Une remarque de la première excite les esprits : — J’espère que nous ne sommes pas à Noël 1913. Personne n’imaginait à l’époque qu’un an après, le monde entier serait en guerre… — Le bourrage de crâne fonctionne bien, a répondu aussitôt Didier. En Europe, on répète qu’il faut s’attendre à la guerre de la part de la Russie, et en Russie, je pense qu’on dit la même chose de la part de l’Europe. Mais là, tu as raison, Élise, sur cet aspect, on observait la même chose en 14 entre la France et l’Allemagne. Chacun affirmait que l’autre allait attaquer et voulait prendre les devants. Jean-Bernard a froncé les sourcils mais laissé sa femme parler : — Donc Didier, vous ne croyez pas à la guerre ? — La guerre a toujours fait partie du domaine du possible depuis la nuit des temps. Mais si je me replonge dans les années 60, depuis que j’ai l’âge de comprendre, la première...