Chroniques vingt-et-unièmes — Le vrai débat — 16 août 2021
Le vrai débat 18 heures à la gare de l’Est. Un samedi, de surcroît. Ce n’est pas le moment idéal avec les défilés antipass. Malgré un vent frais de nord-ouest, l’air garde la trace du nitrate de potassium des fumigènes et, en retour, celle du chlorobenzylidène des lacrymos, car des manifestants ont exprimé le désir de faire une pause sur le parvis avant de reprendre l’asphalte du boulevard Magenta qui mène à la place de la République. D’autres déjà rentrent chez eux, certains en famille, se méfiant des black blocs, craignant certainement les dérapages qui accompagnent les fins de rassemblements. Xavier les côtoie alors qu’il emprunte le quai pour attraper l'omnibus qui doit le conduire à Meaux chez sa tante et marraine où il va passer la nuit. Une tradition, tous les trois mois environ, qu’il entretient depuis une dizaine d’années, parce qu’il sait que le temps n’a pas envie de s’arrêter, parce qu’il faut égrener les souvenirs de famille qui s’effilochent, bribe par b...
La révolution numérique, qui bouscule le monde depuis une vingtaine d'années, rebat les cartes, ou même fait écrouler des châteaux de cartes savamment assemblés au fil du temps.
RépondreSupprimerEst-ce un bien, un mal ? L'Histoire ne le sait pas encore mais alors que dans le passé, les changements majeurs étaient digérés en plusieurs générations, c'est aujourd'hui plusieurs changements majeurs qui surviennent en une seule génération.
Chacun a la capacité ou pas d'absorber ces changements. Au mieux, nos vies se fragmentent, s'éparpillent sous le poids des sollicitations multiples.
Il en naît des conflits, des contradictions, voire des incohérences, et mes récits s'en nourrissent.
Pour cela, l'actualité est une source infinie d'inspiration pour des existences qui se cherchent, ou pour d'autres, au contraire, ancrées dans des certitudes absolues.
J'en veux être un témoin et un modeste chroniqueur.