Chroniques vingt-et-unièmes — Consentement préalable — 6 avril 2026
Consentement préalable Encore une fois, la discussion du repas de Pâques a porté sur « l’éducation bienveillante ». Et, évidemment, les tensions demeurent les mêmes entre Jean-Bernard et sa fille Judith, tandis qu’Élise observe une prudente neutralité. Valentin a refusé de rejoindre la table, ce qui a déclenché l’agacement, puis la colère de Jean-Bernard. Mais Judith qui connaît son père est restée imperturbable. Elle ne va tout de même pas se plier à cette éducation ringarde qui impose de mettre son téléphone en mode avion avant la première bouchée. — Quand il aura bien faim, Valentin finira bien par venir, a-t-elle répondu. — À cinq ans, c’est donc lui qui doit décider de tout, insiste Jean-Bernard. Qu’est-ce que ce sera à quinze ans ! Judith hausse les épaules. Toujours cette litanie de la part de son père qui n’a pas compris que le monde a changé, que l’éducation qu’il a connue, et certainement subie, il y a trente ans, n’a pas engendré les mei...